Est-ce normal de ne pas savoir quoi faire de sa vie à 20 ans ?

Qui ne s’est jamais posé cette question ? Très peu de gens, à mon avis. 

Quand on a 20 ans, on se dit que tout est possible. Mais comment choisir, face à ces multiples possibilités ? On se sent perdus, on ne sait même plus quelle voie choisir. 

Dans cet article, on aborde tout ça : qui est dans le même cas que toi, pourquoi tu as l’impression d’être seul(e) à douter, et comment faire quand on ne sait pas “quoi faire de sa vie” ?

Est-ce normal de ne pas savoir quoi faire de sa vie à 20 ans ?

Oui, c’est normal de ne pas savoir quoi faire de sa vie à 20 ans

Combien de personnes changent de voie entre 20 et 30 ans ?

Parlons chiffre rapidement  

Une étude de 2023 le dit clairement : 27 % des moins de 30 ans envisagent de “changer radicalement d’orientation dans les cinq prochaines années”. 

Et selon plusieurs analyses récentes, ce sont justement les 18-24 ans qui sont le plus disposés à se reconvertir, avant même les trentenaires.

Du coup, presque une personne sur trois doute de ses choix de vie. Ce n’est pas rien  

L’âge où la situation professionnelle se stabilise 

Une enquête de l’Insee montre qu’à 24-25 ans, 62 % des jeunes envisagent leur avenir professionnel avec optimisme. 

Mais si on retourne la statistique, ça veut dire que 4 jeunes sur 10, au même âge, ne le sont pas encore.

Personnellement, je trouve ça rassurant, de savoir que plusieurs personnes sont dans cette situation…

Un premier emploi dure rarement longtemps, et le marché du travail est fait comme ça

Ton premier poste n’est presque jamais pensé pour durer. Les entreprises elles-mêmes s’y attendent. Alors non, changer vite de job, ce n’est pas un échec. C’est totalement normal aujourd’hui. 

Pourquoi tu as l’impression d’être seul(e) à ne pas savoir ?

Mais alors, si on est autant à douter, pourquoi t’as l’impression d’être tout(e) seul(e) avec ça ?

Je pense que c’est parce que personne ne le dit à voix haute. Par exemple, ta copine qui dit « je bosse dans le marketing », elle n’a pas forcément plus de certitudes que toi. Elle a juste une phrase “préparée” pour répondre quand on lui demande.

Et sur Instagram, tu ne vois jamais les soirs où les gens doutent de tout. Juste les choses qui vont bien. Forcément tu te compares à ça, et forcément, tu es déçu(e) de ta propre vie.

« Liste tes passions » : le conseil qui sert (un peu) à rien

On t’a peut-être déjà conseillé de lister tes passions, tes valeurs, etc. Sauf qu’à 20 ans, évidemment, tu n’as pas grand-chose à mettre dedans. Et c’est normal ! Il y a tellement de choses que tu n’as pas encore expérimentées.

« J’ai aucune passion, aucun centre d’intérêt », c’est quelque chose que tu as peut-être déjà pensé, ou même tapé dans Google un soir. Mais ça veut juste dire que rien n’a eu le temps de devenir une passion, pour l’instant.

Du coup, plutôt que de te prendre la tête à réfléchir, essaie un truc. N’importe lequel. C’est en faisant que tu sais. 

Et si vraiment la liste reste vide, tant pis pour la liste. Demande-toi juste : qu’est-ce que je pourrais tester cette semaine, sans grand risque, juste pour voir ce que ça fait.

Essayer, oui, mais avec quel argent ?

Il y a un truc qui m’énerve un peu dans les conseils qu’on lit partout : « pars un an à l’étranger », « fais une formation de plus », « prends une année sabbatique ». 

Ok, cool, sauf que tout le monde n’a pas les moyens de faire ça. Un loyer à payer, une bourse qui s’arrête, des parents qui ne peuvent pas avancer les frais, c’est la réalité, et personne en parle vraiment.

Alors avant de tout lâcher, tu peux tester petit. Un atelier, une mission bénévole sur un week-end, un projet perso le soir après le boulot. Ça coûte rien ou presque, et ça donne déjà une idée assez claire.

Tu peux te donner un délai, 3 semaines par exemple. Quelques heures par semaine sur un truc qui t’attire. Si au bout des trois semaines t’as toujours envie d’y retourner, même fatiguée, c’est plutôt bon signe. Si l’envie s’éteint à la première galère, c’était peut-être juste une idée sympa sur le papier.

Et si en attendant tu dois prendre un job alimentaire pour payer les factures, c’est pas un renoncement. C’est juste une étape. Tant que tu continues, à côté, à chercher ce qui te correspondrait vraiment.

« Quoi faire de ma vie » et « quel métier », ce n’est pas la même question

C’est un raccourci qu’on fait tous : dès qu’on se demande « quoi faire de ma vie« , on part direct sur le métier. Plus facile à formuler, je suppose. 

Sauf que ta vie, ce n’est pas que ton travail, même si on nous fait croire le contraire un peu partout.

Un métier, ça peut t’apporter un rythme, un salaire, des collègues sympa. Mais ça ne répondra jamais à des questions plus grandes : qui tu es vraiment ou ce qui compte pour toi. 

Se tromper de voie, c’est presque la norme

Les parcours en ligne droite, du bac direct au métier rêvé sans un seul détour, ça existe très peu en vrai. 

La plupart des trajectoires ressemblent plus à une suite d’essais, d’arrêts, de reprises. Un BTS lâché en cours de route, une licence changée, une démission après six mois, c’est hyper courant de nos jours.

Et oui, même un essai raté t’apprend quelque chose. Ce que tu ne veux plus, ce dont tu as besoin pour tenir, ce qui te pèse. Rien n’est vraiment perdu.

Le vrai risque, à mon avis, ce n’est pas de se tromper. C’est de rien tenter pendant trois ans par peur de se planter.

Doute ordinaire ou vrai blocage ?

Un doute qui revient de temps en temps, qui va et vient dans la semaine, ça reste dans la case « normal ». C’est quand il est figé depuis des mois, qu’il ne bouge jamais, que ça mérite qu’on s’y attarde autrement.

Le fait que tu te sentes perdu dans ta vie, est-ce que ça t’empêche de dormir, de postuler, de sortir, de réfléchir normalement ? Si oui, c’est plus juste un doute qui traîne. 

C’est la profonde conviction que tu as envie de changer de vie.

Ce que je ferais, moi, avec 20 ans et aucune idée

J’arrêterais de chercher LA réponse avant d’agir. J’essaierais un truc, le plus rapidement possible. 

Je laisserais l’argent contraindre mes choix sans en faire une honte. Et je ferais attention à la différence entre un doute qui passe et un doute qui bloque tout.

C’est difficile, je le sais. C’est quelque chose qui prend du temps, je le sais aussi. Mais au fond, qu’est-ce que tu as à perdre ? Tente, explore, trompe-toi, réessaie, tu es libre de choisir ce que tu veux.

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